Salut, c’est Aurélien. Dans cette vidéo, je vais vous parler d’un business modèle, c’est le business modèle le plus rentable qui existe, c’est un petit peu une révolution dans le sens où il y a de plus en plus de business qui l’utilisent, il y a même des business traditionnels, vous allez voir dans cette vidéo, qui utilisent ce business modèle pour augmenter leur valeur. De quoi il s’agit ? Il s’agit du business modèle par abonnement où vos clients vous payent tous les mois , tous les ans pour un service donné. Je viens de lire un livre qui s’appelle « The Automatic Customer » de John Warrillow, j’avais déjà lu un livre de lui l’année dernière, qui s’appelle « Built to Sell » où il explique comment créer des boîtes qui ont de la valeur et qu’on peut revendre parce qu’il y a beaucoup d’entrepreneurs, qui, sans savoir créer des boîtes, qui ont peu de valeur intrinsèque, c’est-à-dire qui génèrent un revenu, et à la fin quand ils veulent la revendre il se rendent compte que ça ne vaut pas grand-chose, c’est typiquement toutes les boîtes qui font du sur mesure, par exemple, les agences marketing. Il expliquait dans ce livre comment transformer une boîte qui n’a pas de valeur en une boîte qui a de la valeur. Et il revient avec ce livre « The Automatic Customer » où il explique tous les business modèles basés autour de l’abonnement et il explique que c’est véritablement une révolution et qu’il y a de plus en plus de business qui utilisent ce business modèle. Les avantages c’est quoi ? Les avantages c’est qu’en fait, première chose, c’est hyper important pour John Warrilow, puisqu’il avait lu un livre là-dessus, c’est qu’on a une boîte qui a plus de valeur puisqu’on a une boîte à laquelle il y a des clients qui sont abonnés, qui payent tous les mois ou tous les ans, donc, évidemment, pour un repreneur c’est une boîte qui a beaucoup plus de valeur parce qu’on sait qu’on a des rentrées d’argent, alors il y a une espèce d’attrition, on va en parler un petit peu dans cette vidéo, il y a des gens qui arrêtent de payer, il faut le compenser, mais grosso modo on a quelque chose qui tourne avec des revenus financiers, du cash flow fixe, c’est-à-dire que tous les mois, tous les ans il y a de l’argent qui rentre et ça c’est très bon. Deuxième chose, sans parler de l’aspect de la valeur intrinsèque pour l’entrepreneur, la valeur de la société, il y a le fait qu’on est moins stressé parce qu’on sait que tous les mois on a un volume d’activité, alors des fois ça peut baisser si on n’arrive à remplacer un petit peu les clients qui arrêtent, mais ça peut être stable ou même ça peut augmenter, c’est l’objectif. Donc, on peut se retrouver dans une situation où tous les mois on sait qu’on a tant d’argent qui rentre et après il y a juste à jouer un petit peu sur les dépenses pour avoir une boîte qui est plus ou moins rentable. C’est vraiment un excellent business modèle et ce qu’il explique c’est qu’il y a plein de sociétés qui le font dans des domaines vraiment inattendus, il citait par exemple une boîte qui s’appelle Mosquito Squad aux États-Unis, c’est une franchise et ce sont des gens qui sont là pour intervenir, je ne sais pas comment on appelle, pour désinsectiser, je ne sais pas comment on dit, fumiger, je n’en sais rien, les moustiques, le truc c’est que ce n’est pas vous les appelez, ils viennent et ils passent de l’insecticide, en fait il y a un contrat et ils passent tous les trois mois, tous les six mois pour passer de l’insecticide et du coup vous n’êtes pas embêté. Il expliquait que grâce à ce business modèle, ça permet aux gens qui achètent cette franchise d’avoir un certain confort, une certaine rentabilité. Et, du coup, évidemment, la personne qui a inventé ce business, qui lui vend le business, qui vend sa franchise, ça lui permet d’avoir un business modèle florissant, mais on en trouve dans tous les domaines, il y a par exemple Amazon, Amazon vous connaissez, c’est le géant du e-commerce, il y a un programme qui s’appelle Amazon Prime, vous payez, je crois que c’est 90 $ par an et vous avez la livraison deux jours gratuite pour tous vos achats, et il expliquait dans le livre que non seulement ça fait un petit peu d’argent, mais ça permet aussi d’éduquer les consommateurs et d’avoir des meilleurs consommateurs parce que une fois que les gens ont investi 90 $, généralement, pour rentabiliser leur investissement ils ont tendance à acheter plus, en tout cas c’est ce qu’a trouvé Amazon. Et j’en ai déjà parlé dans une vidéo, il faut savoir que Amazon a lancé un truc qui s’appelle Amazon Webservices, qui sont en fait des applications web qu’on peut utiliser, ça permet d’utiliser leurs logiciels, leurs serveurs, leurs infrastructures web qu’ils ont développé depuis toutes leurs années pour leur business, pour notamment du stockage, de l’hébergement, enfin, il y a énormément de services, c’est un truc assez technique, assez pointu. J’avais fait une vidéo là-dessus pour expliquer que Amazon Webservices, c’est un truc de dingue, c’est quelque chose comme 5 % ou 10 % du chiffre d’affaires d’Amazon, mais c’est la moitié du bénéfice d’Amazone. Pourquoi ? Parce que c’est beaucoup plus rentable. C’est vraiment une tendance de fond, il y a des boîtes bien connues, comme par exemple Netflix, il y a plein d’exemples dans ce livre, c’est vraiment super, ils citent 9 business modèles, il y a par exemple le site par abonnement où on vend de l’information, il y a des gens qui payent pour avoir accès à de l’information, il y a le business modèle où on paye pour avoir des recharges , par exemple il y a le Dollarshaveclub, c’est un site très connu qui vend des recharges pour lames de rasoir aux hommes, ça permet de ne pas avoir à s’embêter pour aller acheter ces lames de rasoir, de chercher les bonnes lames de rasoir, on sait qu’on a des males de rasoir qui arrivent à la maison tous les temps et ça permet de ne jamais être à court. Et d’ailleurs, j’avais vu quelqu’un qui avait lancé un business comme ça où c’était pour remplacer la brosse à dent, et vous voyez que c’est toujours le même business modèle où grosso modo on a un service où on a un certain nombre de clients, on a un certain volume d’activité, on marge tant sur chaque vente, sur chaque produit, et ça permet d’avoir un business rentable. Il y a plein d’exemples comme ça, il y a des coffrets, je parle souvent de My Little Paris, ce qu’ils vendent c’est en fait un coffret avec des échantillons dedans de cosmétiques, de produits, etc., je pense que c’est plutôt pour les femmes, et il y a des boîtes qui ne font que ça, il y a énormément d’exemples, c’est super intéressant, et moi-même c’est un petit peu la destination que je prends pour mes différents business, puisque j’essaye de faire en sorte de ne pas avoir à vendre tout le temps, mais plutôt d’avoir des produits qui se vendent en automatique, de vendre en automatique des produits qui vendent ensuite par abonnement, je pense que ça permet de dormir plus tranquillement, d’avoir une boîte qui plus de valeur, d’avoir un business qui a plus de valeur, et l’idée c’est de tester différentes choses. Il en parle vraiment, il donne des chiffres, c’est super intéressant. Il y a bien évidemment aussi un truc qu’il faut citer, c’est toutes les applications web. Si vous payez, par exemple, un auto répondeur vous payez tous les mois, c’est ce même type de business modèle qui est utilisé. Aujourd’hui, on en a de plus en plus, ça explose aux États-Unis, la plupart des startups c’est des modèles par abonnement, même moi dans ma boîte j’utiliser plusieurs applications, que ce soit pour le support, pour les emails, pour les pages de capture, pour l’hébergement, c’est un truc vraiment qui se développe et c’est un excellent business modèle. Et si aujourd’hui vous voulez créer votre business, je vous recommande vraiment de penser à un business modèle de ce type. C’est vrai que quand j’analyse un petit peu les business, je me dis que très souvent, par exemple, le pire des business c’est agent immobilier. Vous savez que les agents immobiliers sont des entrepreneurs, ce sont des indépendants la plupart du temps, et je trouve que c’est un business modèle absolument horrible parce que vous travaillez dur pour faire une vente et quand vous faites une vente, qu’est-ce qui se passe, la personne, dans un cas sur cent, elle va revenir vous acheter quelque chose, mais on sait très bien que ça se passe très peu. Donc, vous travaillez très dur pour convertir quelqu’un en client et vous êtes obligé toujours de recommencer. Il y a des gens qui se sont lancés, j’avais un copain qui avait lancé un business qui est de chasseur immobilier et typiquement, enfin, c’est un truc où, je ne sais pas, peut-être qu’il y a des gens qui gagnent mieux leur vie en tant que chasseur immobilier, mais pour moi c’est vraiment « l’attrape gogo », c’est le business pas rentable qu’il faut à tout prix éviter. En tout cas, ça vous donne une grille de lecture quand vous voyez un business, est-ce que c’est un business modèle récurrent ? Première chose, est-ce qu’on peut revendre aux mêmes clients, parce que même sans parler d’abonnement est-ce qu’on peut revendre aux mêmes clients ? Quand vous êtes agent immobilier, en général non parce que le client a acheté sa maison, son appartement et puis il ne va pas reacheter avant je ne sais pas combien de temps, à part si c’est vraiment quelqu’un dont c’est le métier, et là c’est un petit peu différent. Mais voilà, est-ce que vous allez pouvoir revendre aux mêmes clients ? Et qu’est-ce que ça va vous demander comme travail, comme effort ? Et le mieux, évidemment, c’est d’avoir un business où les gens sont abonnés, c’est-à-dire qu’ils payent tous les mois, tous les ans, et c’est renouvelé automatiquement. Alors, après, au niveau des métriques qu’est-ce qu’il faut surveiller ? On a le volume de revenu mensuel, c’est hyper important, et très souvent, en tout cas ce qu’ils expliquent dans le livre, c’est que pour les boîtes qui font moins de 5 millions de chiffre d’affaires, en général, c’est boîtes se vendent entre 2 et 4 ans de chiffre d’affaires, donc si vous faites un million de chiffre d’affaires, vous pouvez espérer revendre votre boîte entre 2 et 4 millions. Vous voyez que véritablement ça permet de créer des boîtes qui ont de la valeur et qu’on peut revendre plus facilement. Donc, ça ce sont les revenus récurrents mensuels, c’est le premier indicateur. Le deuxième indicateur c’est le coût d’acquisition client, c’est-à-dire combien ça vous coûte d’avoir un client pour faire une vente. Si vous lisez un petit peu la littérature, il y a une valeur qui est un petit peu au pif, mais enfin, pas vraiment au pif, au doigt levé, mais qui est vraiment intéressante, c’est qu’on considère que grosso modo il faut que le coût d’acquisition client soit trois fois inférieur à la valeur à vie du client, la valeur à vie du client c’est en moyenne une personne reste abonnée tant de mois, un mois c’est tant, donc en moyenne on gagne tant avec chaque client. Il faut idéalement que la valeur d’acquisition soit trois fois inférieure à ce que va ramener comme argent le client, c’est-à-dire il y a un tiers de ce qu’on gagne avec un client, ça permet juste de faire venir le client et de lui faire sortir la Carte Bleue. Après, un autre tiers ça va être les dépenses pour le support, pour fournir le service, pour le développement. Et après, le dernier tiers, ça va être la profitabilité, la rentabilité de la boîte. Ça ce sont les métriques qu’il faut vérifier. Après, il y a une métrique très importante, c’est l’attrition, en anglais c’est le « churn », c’est grosso modo chaque mois ou chaque année, plutôt en général c’est chaque mois, combien on perd de clients et en général il faut que le « churn » soit inférieur à 5 % parce que si vous perdez 5 % de vos clients tous les mois, déjà au bout d’un an vous avez perdu la moitié de vos clients, et surtout sir vous perdez plus de 5 % de vos clients tous les mois ça veut dire que pour maintenir votre niveau de client il faut croître, il faut trouver 5 % de clients en plus tous les mois, ce qui n’est pas forcément évident. Encore une fois, c’est une règle au doigt mouillé, ce n’est pas vraiment tous les cas, mais dans la plupart des cas c’est ça, on considère qu’il faut avoir un « churn » de moins de 5 % et idéalement pour les sociétés les plus rentables, les grosses boîtes, par exemple Sales Force où vraiment les entreprises utilisent Sales Force tous les jours et n’ont pas vraiment envie de changer, il y a un « churn » qui est naturel parce que les boîtes arrêtent, qui est de l’ordre de 1 %, ce qui est un petit peu le « churn » naturel, mais grosso modo il faut essayer de tendre vers cette limite. C’est tout pour cette vidéo. J’espère que ça vous aura inspiré. Je vous ai préparé une fiche conseils où je vous récapitule tous les conseils de cette vidéo, je vous donne également cadeau la liste des neuf business modèles que vous pouvez utiliser pour créer un business par abonnement. Je vous l’ai expliqué, véritablement, si moi aujourd’hui je devais lancer un business, je lancerai un business par abonnement et ça peut vous donner plein d’idées. Justement, ce que vous pouvez faire c’est essayer de trouver des business, de trouver de l’inspiration avec cette liste et de trouver des business dans votre quotidien qui répondent à des problèmes de gens et voir comment vous pourriez proposer une offre par abonnement, vous pouvez faire des recherches également, il y a pas mal de business qui gravitent, par exemple, autour de l’entretien des maisons, et je pense que c’est un excellent business modèle parce que clairement quelqu’un qui est client chez vous et qui paye pour l’entretien de sa maison ou de sa piscine ou de son jardin ou de se débarrasser des moustiques, grosso modo tant qu’il a sa maison et tant qu’il est content il continue à payer et ça vous permet de grossir petit à petit votre business, d’avoir plus de revenus et d’avoir une boîte qui a plus de valeur. Pour télécharger la fiche conseils tout de suite sur votre ordinateur gratuitement, cliquez juste en dessous de cette vidéo. À très bientôt.