Aurélien
Salut Jérôme.
Jérôme
Salut Aurélien.
Aurélien
Alors, on fait cette interview parce qu’en fait on se connaît depuis quelques mois, tu as suivi ma formation Bloguer Gagner, tu as suivi également ma formation pour créer une application et tu vas nous expliquer ton parcours, c’est super intéressant. Grosso modo, tu as lancé un jeu, tu as fait plusieurs milliers d’euros avec ce jeu. Tu vas tout nous expliquer. Mais pour commencer, raconte-nous un petit peu quel est ton parcours, comment tu as commencé.
Jérôme
Pour faire bref, déjà merci de l’interview. C’est sympa. J’ai démarré sur internet il y a plus de 20 ans quand même. Je pense même que quand j’avais 8-10 ans j’étais déjà devant l’ordinateur à attendre que le modem se connecte. Et à l’époque, j’ai créé le journal du collège en papier et en ligne. C’est comme ça vraiment que j’ai découvert internet. Après, on en parlait là, depuis petit je voulais devenir pompier. Donc, c’était un peu galère. J’avais des parents qui ne voulaient pas que je le fasse. Et ensuite, j’étais à l’école, mais je n’écoutais pas trop parce que je pensais à autre chose, j’étais en train d’inventer ma vie déjà. Et en 98, mon père a rencontré quelqu’un qui travaillait dans le domaine des télécom.
Aurélien
Oui, tu m’expliquais que tu as commencé à faire des sites internet.
Jérôme
J’ai fait des sites internet dans une société de téléphonie en fait. À l’époque, ça commençait à exploser, le numérique. Et donc, pour vendre des contrats, les commerciaux de cette agence de téléphone proposaient de faire un site internet gratuitement à la signature d’un contrat.
Aurélien
Pour des professionnels, j’imagine ?
Jérôme
Des professionnels, des sociétés, des entreprises.
Aurélien
Voilà, pas pour le mec qui débarque de nulle part en particulier.
Jérôme
Parce que c’était vraiment du numérique. C’était quand même des entreprises qui commençaient à avoir pas mal de salariés. Et du coup, vu qu’internet commençais à progresser et que personne n’avait encore un site internet, les contrats se sont suivis les uns après les autres grâce à ce que j’amenais, à créer des sites internet. C’était très basique comme sites, ce n’est pas ce qu’on connaît aujourd’hui. Déjà, ça commençait à leur faire une présence sur internet, et du coup, ça a bien marché. Ensuite, je suis parti dans le domaine que je voulais toujours faire, c’était les pompiers. Et sur mes jours de repos, je me suis dit « Je vais faire un jeu ». En discutant avec des potes et tout, pourquoi pas. Donc, j’ai fait un jeu.
Aurélien
Et c’est toi qui l’a codé toi-même, le jeu ?
Jérôme
C’est ça. Avec les connaissances que j’avais.
Aurélien
Un jeu pour quoi ? Pour tablettes ? Pour iPhone ?
Jérôme
À l’époque, les tablettes n’existaient pas. Même les smartphones…
Aurélien
Ah oui. Donc c’était quoi ? C’était un jeu pour ordinateurs ?
Jérôme
Oui, un jeu pour ordinateurs en fait. Et c’était un jeu de rôle.
Aurélien
Un site web, une application web.
Jérôme
C’est ça. J’ai fait ce jeu de rôle, il a progressé super longtemps quand même, jusqu’en 2006 et après à partir de 2006, je pense que c’est aussi avec l’arrivée de l’ADSL un peu partout il y a eu une belle progression.
Aurélien
Une belle progression, c’est-à-dire concrètement combien tu avais de joueurs ?
Jérôme
Au fond, je n’ai jamais suivi exactement combien il y avait de joueurs. Ce que je sais c’est qu’il devait avoir environ 4 000-5 000 membres et ça ne progressait pas énormément vite après. Ça n’a jamais été vraiment plus loin.
Aurélien
Alors, on précise, c’était un jeu sur les pompiers. C’est ça ?
Jérôme
C’était un jeu de rôle sur les pompiers. On jouait le rôle d’un pompier. On avait un maître du jeu qui décidait qui avait l’intervention, qui arrivait. Et le maître du jeu décidait l’intervention avec minimum deux joueurs. Ils pouvaient jouer, s’envoyer des messages, jouer le rôle.
Aurélien
Ça roule. Et ça, du coup, est-ce que ça générait du revenu ?
Jérôme
Presque pas. Au début, ce n’était rien. Et sur les dernières années, c’était 800 euros par an, donc ce n’était rien du tout, c’était juste pour payer le serveur.
Aurélien
Oui, c’est clair. 800 euros par an ce n’est rien du tout. Et après, ça a évolué ?
Jérôme
Ensuite, ça a évolué, oui. Enfin, je n’ai jamais dépassé 5 000 joueurs. Après, ça a évolué dans les conversations que je pouvais avoir avec des modérateurs ou des maîtres de jeu. Et un jour, en discutant avec un, on parlait un peu d’idées de jeux pour faire autre chose parce que c’est vrai qu’on commençait à se lasser, ça faisait presque 8-9 ans qu’on était sur ce jeu-là et il ne s’améliorait pas. D’un coup, moi j’ai dit « On va faire déjà une nouvelle version de ce jeu ». Et après, à force de parler, on parlait, et puis du jour au lendemain on a commencé à discuter les jeux, qu’on a vraiment commencé à développer en 2012. Donc, on avait vraiment développé l’idée. C’est toujours sur le même domaine, donc, les pompiers, un peu plus technique, un peu plus poussé.
Aurélien
Et c’était toujours sur ordinateur ?
Jérôme
Toujours sur navigateur.
Aurélien
D’accord. Et ça a donné quoi en termes d’utilisateurs, de revenu ?
Jérôme
On a ouvert celui-ci en début 2013. Et du jour au lendemain, il y avait 5 000 joueurs sur ce jeu.
Aurélien
Ce n’était pas un petit peu les gens qui te suivaient déjà pour ton premier jeu j’imagine ?
Jérôme
Il y avait déjà des joueurs qui attendaient parce que ça faisait presque six mois qu’on en parlait. Ils étaient quand même très attentifs à ça. Et après, on l’a ouvert sans rien dire. Ça a vraiment été du bouche à oreille. On a rien dit. C’est vrai que presque tous les liens venaient de Facebook. Ils avaient un peu tous parlé du jeu et ça arrivait. Sachant que c’était 5 000 inscrits dès les premiers 24 heures et deux changements de serveurs en 24 heures. Sinon on explosait tout. Actuellement, c’est un jeu qui a un peu plus de 30 000 joueurs, c’est quand même une belle communauté, et ça génère environ 95 000 euros par an de revenu.
Aurélien
Sympa, ce n’est pas mal. Tu es content ?
Jérôme
Je suis très content. Les revenus, ce n’est pas beaucoup de publicité, mais c’est uniquement des revenus pour l’achat d’options par les joueurs. Après, j’ai vu ton forum, Web Entrepreneur Débutant et du coup je me suis un peu plus intéressé à la formation Bloguer Gagner. Et après, j’ai pris l’autre formation, Comment créer une application web.
Aurélien
Oui, c’est ça. J’ai lancé une formation, c’était l’été dernier, pour parler un petit peu de mon expérience puisque moi j’ai une application qui s’appelle Site Rapide, qui fait un petit peu 3 000 euros par mois. Alors là, je sui sen train de travailler sur une autre application, c’est un truc depuis, je crois, 2012/2013, j’ai lu pas mal de choses dessus. Donc, c’est un petit peu ce que j’ai partagé dans cette formation. Et du coup, tu m’as donné des nouvelles, tu m’as dit « Aurélien, c’est super, j’ai fait… », alors raconte nous, qu’est-ce que ça a donné ?
Jérôme
J’ai mixé un peu les formations Bloguer Gagner et Comment créer une application et je l’ai adapté un peu à ce que je voulais, à mon domaine.
Aurélien
Alors, qu’est-ce que tu as fait exactement ?
Jérôme
J’ai pris ma communauté que j’ai sur Facebook et mon autre jeu, et j’ai créé un sondage pour développer une ou deux idées pour d’autres jeux. À une dizaine de jours, j’ai eu 600 retours environ. C’est quand même énorme. Il y avait quand même de l’engouement à répondre à ce sondage. Et après, il y avait quand même une idée qui revenait souvent, c’était déjà d’avoir plus que les pompiers, la police, la gendarmerie et tout ce qui est aspect santé, donc, SAMU et SMUR. Et j’ai mis tout ça sur papier en août 2015. Et ensuite, à partir de septembre, j’ai cherché un développeur de jeux que j’ai trouvé via « Codeur » et je lui ai envoyé tout ce que j’avais écrit. C’était quand même un développeur qui était assez compétent parce qu’il a été quand même assez rapide pour faire les choses, il a compris assez rapidement ce que je voulais. Et donc, le 1er décembre 2015, j’ai ouvert ce nouveau jeu.
Aurélien
C’est pas mal. Ça lui a demandé trois mois de développement.
Jérôme
Deux mois et demi/trois mois de développement.
Aurélien
C’est bien. Pour un coût de combien ?
Jérôme
Pour un coût de 6 700 euros, le développement.
Aurélien
C’était quand même un investissement assez conséquent au départ.
Jérôme
Oui. Après, je m’attendais quand même à payer trois fois plus. C’est vrai que quand il m’a donné le devis j’ai un peu été surpris. Je ne savais pas trop s’il était sérieux ou pas. Ce qui a fait la différence c’est que déjà il était à proximité de chez moi.
Aurélien
OK, tu es sur Toulouse, donc il n’est pas loin de chez toi.
Jérôme
Je suis sur Toulouse, il est sur Montpellier.
Aurélien
Donc, tu l’as rencontré en personne ?
Jérôme
Je l’ai rencontré, oui. Et après on a mis les choses au clair. C’est vrai qu’en fait il était vraiment… à ce prix-là parce que pour lui, même s’il y a beaucoup de choses à faire, ce n’était pas très difficile à développer. C’est un jeu maintenant qui est disponible sur mobile et tablette.
Aurélien
Alors, on voit, disponible sur App Store, disponible sur Google Play. Juste une dernière chose sur ton développeur, c’est quelqu’un qui est à quel niveau de séniorité, il a quel âge ? Combien d’expérience ?
Jérôme
Il est plus jeune que moi. Moi, j’ai 33 ans et lui il a 28 ou 29 ans.
Aurélien
D’accord. 2-3 ans d’expérience. Peut-être 4-5 ans.
Jérôme
Quand même un peu plus, je pense. Après, c’est quelqu’un qui développe son jeu actuellement avec d’autres collègues à lui. Donc, il est quand même très ancré dedans.
Aurélien
C’est un passionné.
Jérôme
C’est ça. Et c’est aussi quelqu’un qui… il avait besoin de cet argent pour continuer à développer son jeu. C’est pour ça aussi que ça avait été à un prix qui était quand même assez bas parce qu’au final ce qu’il voulait c’est avoir la possibilité en parallèle de continuer son développement personnel.
Aurélien
Bien sûr, je comprends. C’est une solution qui l’arrangeait. Alors, qu’est-ce que ça a donné ? Tu as lancé le jeu, qu’est-ce que ça a donné en décembre 2015 ?
Jérôme
Le lancement n’a pas été exceptionnel parce qu’il faut un peu les pousser pour qu’ils valident assez rapidement l’application. Sur Android ça a été mis en ligne en 3 heures.
Aurélien
Et sur Apple beaucoup plus longtemps ?
Jérôme
Au 1er décembre, en gros, le soir il y avait la version Android qui était disponible. Et c’est vrai que sur Apple c’était trois semaines après. J’ai quand même eu de la chance parce que c’était juste avant noël. Donc, ça a quand même été une bonne chose parce que ça aurait été après noël ça n’aurait été peut-être pas pareil. Après, c’est vrai que le lancement n’a pas été exceptionnel parce que vu que je ne pouvais pas le lancer officiellement vu que tout le monde n’avait pas le droit d’accès, ça a été difficile.
Aurélien
Oui, c’était compliqué de communiquer, sachant qu’il y a des gens, tous les gens qui avaient un iPhone, un iPad, ils allaient chercher, ils allaient dire « Oui, moi je ne le trouve pas, ton jeu », c’est ça en fait qui a un petit peu fait foirer le lancement, c’est ça ?
Jérôme
C’est ça. C’est pour ça qu’en fait on a dit que c’était une version beta qui était en ligne sur Android. Mais après, j’avais quand même des demandes pour l’iOS, qui est très long, trois semaines où vraiment on ne sait pas si ça va être validé.
Aurélien
C’était stressant. C’était beaucoup de stress.
Jérôme
Quand ça a été validé, ça a été un bon moment.
Aurélien
Un soulagement. Et du coup, ça a donné quoi une fois que tu as vraiment pu commencer à communiquer dessus ?
Jérôme
Le jeu, c’est environ 6 500 joueurs à l’heure actuelle, à fin février. C’est quand même très positif. Et ça a généré environ 13 000 euros à la date du 29 février.
Aurélien
Aurélien
Super. Donc, tu es content ?
Jérôme
Sachant que c’est quand même une version bêta. C’est quand même super.
Aurélien
Qu’est-ce que tu appelles une version bêta ? Puisque de toute façon, quand tu le lances, au départ c’est quoi ?
Jérôme
En fait, quand j’ai fait développer l’autre jeu. J’ai un souci sur le design. On va vachement réfléchi au design avant de réfléchir au jeu en lui-même. Ce que j’ai voulu c’est donner déjà la priorité au jeu et à la jouabilité, mais très limité on va dire, au lieu de faire de la recherche au niveau du design. Du coup, pour avril/mai, j’aimerais lancer la version finale et là avoir un design vraiment nickel.
Aurélien
Parce que c’est vrai que j’ai téléchargé ton application et c’est vrai qu’au niveau design c’est très simpliste. Mais je comprends parfaitement parce que c’est un truc dont je parle dans ma formation, c’est assez connu, c’est tout ce qui relève du lean startup. Je ne sais pas si tu as lu un petit peu le livre « Lean Startup » ou le manuel du créateur de startup.
Jérôme
Oui.
Aurélien
Tu les as lus ?
Jérôme
Non, mais j’ai vu que tu en parlais mais c’est vrai que je n’ai pas trop le temps encore de regarder ça.
Aurélien
Oui, pas de souci. Mais en fait, l’idée c’est que avant, à l’ancienne, je ne sais pas, il y a 15 ans, l’idée c’était on va passer deux ans dans un sous-sol à développer une application, un logiciel, un jeu et quand il est parfait, on sort, on dit « Regardez les gars, allez-y ». Maintenant, ce n’est plus du tout comme ça que ça se passe, il y a toute une méthodologie de création de logiciel et l’idée c’est qu’on veut faire une Ferrari, mais on va publier un skateboard, on va lancer un skateboard, comme ça, ça permet de lancer son truc rapidement, et puis avec les retours des utilisateurs, petit à petit on va l’améliorer. Et tu sais, moi je suis en train de travailler sur le développement d’une application marketing. C’est exactement ça, c’est-à-dire il y a à peu près un tiers, un quart des fonctionnalités finales que je voudrais, il y a seulement un tiers ou un quart qui sera présent dans la première version. Pourquoi ? Parce qu’on veut le lancer, on sait que ce ne sera pas parfait, on sait qu’il y aura des problèmes, mais on va l’améliorer. Et le truc c’est les baby steps, c’est on prend une difficulté par difficulté. Toi, au début tu as voulu te concentrer sur le lancement, le fait de lancer quelque chose, d’avoir un truc qui soit jouable, qui puisse être utilisé par des gens et tu t’es dit « Je l’améliorerai ensuite avec le design ». C’est exactement ce que tu as fait en fait.
Jérôme
C’est tout à fait ça, oui. Là on est à la onzième version bêta.
Aurélien
Oui, c’est ça. Tu m’as dit que vous faisiez des mises à jour tous les mois, à peu près deux mises à jour par mois. C’est ça ?
Jérôme
C’est ça, oui.
Aurélien
Et du coup, quand vous faites des mises à jour c’est quoi ? Parce qu’il y a des bugs, mais il doit y avoir des améliorations également ?
Jérôme
Alors, en fait, on n’apporte que des améliorations que les joueurs nous ont proposées. Ça c’est toujours pareil, c’est pour être plus près d’eux.
Aurélien
Exactement. C’est que tu améliores ton produit en fonction des retours des utilisateurs. Donc, tu ne bosses pas sur un truc que les gens ne veulent pas.
Jérôme
Donc, après il faut savoir que la plupart des choses qu’on a développées en plus sont des choses qu’on avait déjà sur le papier. Après, les joueurs nous donnent les idées, leur vision, donc on le mixe avec ce qu’on avait prévu et du coup pour eux on est présent alors que c’était quelque chose qui était prévue. Pour fin mars, on va essayer d’amener des alliances, ça c’est quelque chose qui va être très important pour le jeu.
Aurélien
Qu’est-ce que tu appelles des « alliances » ?
Jérôme
Les alliances c’est des joueurs qui pourront jouer entre eux.
Aurélien
Ah, comme des clans ?
Jérôme
Ils pourront s’entraider pour les interventions du jeu.
Aurélien
Super. Ah oui, ce serait un niveau dessus en termes de convivialité.
Jérôme
C’est ça. Et en plus, vu que nous on se base sur la position géographique des joueurs, s’ils n’ont personne autour d’eux il faudrait qu’ils en parlent à leurs potes pour qu’ils viennent jouer ensemble.
Aurélien
Cool ! Donc, tu espères que ça va avoir un côté viral.
Jérôme
C’est ça, oui.
Aurélien
Bien vu. Ça paraît totalement tenir la route. Et ça, vous allez lancer ça quand ?
Jérôme
C’est prévu pour fin mars/début avril.
Aurélien
Fin mars/début avril. Et ta roadmap aujourd’hui en termes de produit, est-ce que tu as beaucoup de fonctionnalités à venir ou tu penses qu’en mars ce sera terminé ?
Jérôme
Non, là ce que je voudrais faire c’est qu’en avril il faut que les alliances soient lancées. Donc, c’est fin mars/début avril. Le prochain objectif c’est faire le design. Donc là, on va faire travailler les designers sur le jeu. Et en suivant, par contre, il y a beaucoup de choses, là je pense que c’est 15 % des possibilités du jeu qu’on a mis en place.
Aurélien
D’accord. Tu vas continuer à développer ton jeu, à proposer de nouvelles fonctionnalités et à l’améliorer ?
Jérôme
Exactement, oui. En tout cas, pour l’instant ce sont des petites fonctionnalités qu’on amène tous les 15 jours, on va dire, avec des suggestions des joueurs. Et après, dans le futur, ce sera tous les mois une grosse mise à jour, avec soit beaucoup de petites fonctionnalités, soit une grosse.
Aurélien
OK, je comprends. Alors, dis nous c’est quoi un petit peu ta vision à long terme par rapport à ce business là ? C’est quoi tes objectifs ? Comment tu te vois par rapport à ce business là dans 5 ans, dans 10 ans ? Est-ce que tu as une vision, un objectif que tu voudrais accomplir ?
Jérôme
5 ans et 10 ans dans ce monde-là c’est quand même très long.
Aurélien
Oui, c’est clair.
Jérôme
Moi, ce que j’aimerais c’est qu’au un an du jeu le design soit nickel. Et 10 000 joueurs ce serait vraiment très bien déjà.
Aurélien
Donc, c’est ton objectif ?
Jérôme
Ça c’est l’objectif.
Aurélien
D’accord. Et tu as un plan pour y arriver ? Tu as une idée un petit peu de comment tu vas tirer 10 000 joueurs ? Alors, effectivement, il y a ce côté viral ou peut-être que ça va prendre, tu vas voir. Mais est-ce qu’il y a d’autres leviers sur lesquels tu peux jouer ?
Jérôme
Là actuellement, il y a 6 500 joueurs environ. Donc, je pense que je n’aurai pas besoin de trop pousser pour avoir 10 000 joueurs. Après, ce que je voudrais c’est qu’il y ait des personnes, qui ne soient pas pompiers forcément, pas gendarmes, qui y jouent. Ça a été aussi l’objectif principal, c’est que tout le monde puisse y jouer. Donc, que ce soit quand même assez compréhensible. Et après, par contre, on va amener beaucoup plus de choses pour la gestion du personnel. Je ne sais pas si tu as vu sur le jeu, mais dans les casernes ou dans les commissariats il y a du personnel. À l’heure actuelle c’est juste un prénom. Et ce qu’on aimerait après c’est que eux ils aient des formations pour pouvoir monter dans tel ou tel véhicule. Ça c’est la vision à long terme. Il faudra que derrière ils fassent toute la gestion de leur personnel.
Aurélien
OK, ça marche. En tout cas, Jérôme, je te remercie pour ce témoignage, c’est vraiment intéressant. Dernière petite question : tes parents ne voulaient pas que tu sois pompier, est-ce que tu es devenu pompier ?
Jérôme
Je suis pompier volontaire actuellement. C’est très bien. J’y suis presque tous les jours.
Aurélien
Oui parce qu’en fait tu m’expliquais que tu étais astreint, tu as un volume d’astreinte qui est absolument phénoménal, tu es d’astreinte 6 à 8 heures par jour. Et tu as 2-3 heures d’intervention par jour.
Jérôme
C’est ça. J’ai de la chance de travailler chez moi. C’est vrai que toi tu profites de la plage quand tu te reposes, et moi c’est vrai que c’est mes temps de repos, mais c’est des temps d’intervention.
Aurélien
Tu fais de la muscu.
Jérôme
Par exemple.
Aurélien
Non, je te taquine. Pompier c’est beaucoup plus que ça. Mais c’est vrai que c’est physique quand même.
Jérôme
Oui, après ce n’est pas tout le temps physique. Mais bon, après c’est surtout de la disponibilité.
Aurélien
Oui, c’est clair.
Jérôme
C’est souvent de la fatigue aussi. Quand on passe une nuit blanche et que le lendemain il faut travailler, on s’endort des fois.
Aurélien
Exactement. Écoute, en tout cas, je te félicite, Jérôme, c’est vraiment super. J’espère que ça va cartonner. Bon courage, bonne chance pour la suite de cette aventure.
Jérôme
Merci beaucoup. Et à bientôt.
Aurélien
Avec plaisir. À bientôt, Jérôme.