Immobilier janvier 2010: analyses et prévisions
Suite à la perspective de retourner travailler comme salarié et fort d’un petit pécule je me suis intéressé de près au marché immobilier en perspective de faire l’achat de ma résidence principale au deuxième semestre 2010, j’ai donc épluché les annonces pendant quelques semaines (studios et 2 pièces sur Paris et proche banlieue) et deux choses m’ont frappé: les prix sont très élevés (pour un bien de qualité pour une personne dans Paris intra-muros il faut compter près de 200 000 euros, et encore), et d’autre part il y a peu de biens de qualité en vente, on voit énormément de nanards (salle de bain triangulaire, rez-de-chaussée, état lamentable, sans parler des curiosités telles que sous-sols, pardon “souplex”, remises et cie).
Pour moi les caractéristiques d’un marché évoluent dans le temps: les prix, le nombre de biens à vendre, le volume de transactions, actuellement les prix sont toujours très élevés et le nombre de biens à vendre est réduit (60 000 biens à vendre en janvier 2010 dans le réseau Century21 contre 90 000 en janvier 2009), on dirait que le marché est bloqué.
Au niveau des fondamentaux, malgré une légère baisse en 2009 les prix sont toujours historiquement élevés, les taux d’intérêts qui ont baissé en 2009 ont ajouté un peu de solvabilité aux acquéreurs mais ils sont désormais historiquement bas, une remontée des taux telle qu’elle est annoncée par les analystes pour le deuxième semestre 2010 entrainerait mécaniquement une baisse des prix de l’immobilier.
Ces éléments sont connus de tous ceux qui s’intéressent de près au marché immobilier, passons maintenant à la discussion concernant l’évolution de la situation.
Il faut se dépecher d’acheter avant que ça monte
You are so 2006
Il y a plein de gens qui attendent que le marché baisse pour acheter
C’est vrai, et j’en fais partie, mais si la majorité des acteurs du marché croient en une baisse généralisée et durable est-ce qu’ils seront toujours autant à vouloir acheter ? En mars 2000 tout le monde voulait acheter des actions FT, un mois plus tard tout le monde voulait les vendre.
Lors du dernier (précédent ?) krach immobilier en 1991, le marché a atteint son plus bas en 1997 soit 6 ans plus tard, pour ma part je vais attendre la remontée des taux d’intérêt dans le courant de l’année pour voir l’évolution du marché.
Dans tous les cas j’envisage tout de même de réaliser un investissement locatif d’ici un an, le but étant d’apprendre à gérer un investissement de ce type et à développer mon patrimoine, il est en effet possible de trouver en région parisienne des biens pour lesquels les revenus issus de la location permettent de couvrir les mensualités du crédit (rentabilité brute autour de 7%).
Personne ne peut dire l’avenir avec certitude, le marché immobilier dépend de plusieurs facteurs externes (taux d’intérêts, taux de chômage, croissance économique), un autre facteur important selon moi c’est la psychologie des vendeurs, actuellement peu de biens sont en vente, qu’est-ce qui freine les vendeurs ? Qu’est-ce qui pourrait les inciter à mettre leur bien en vente ? Les propriétaires qui possèdent plusieurs biens seraient tentés de vendre pour réaliser leur plus-values si ils sentent que la tendance est en train de changer, quid des autres profils de propriétaires ? Tant que le volume de biens mis en vente n’augmente pas je ne pense pas que les prix pourront baisser, ce sera donc un des indicateurs du marché à suivre de près.
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about 6 months ago
Ah la baisse de l’immobilier: cette Arlésienne…
Aujourd’hui, beaucoup de monde a le même raisonnement que pour l’informatique: “j’achèterai demain, les prix auront baissé” (mais demain est moins bien qu’après-demain, donc…).
Soit tu as besoin de te loger et il convient d’analyser ta situation (et surtout la projection de son évolution) avec les solutions (achat, location, autre).
Soit tu souhaites investir et le raisonnement est différent (paradoxalement beaucoup plus simple car plus cartésien).
about 6 months ago
Dans ma vie l’achat le plus important que j’ai réalisé c’était une Clio II phase 2 d’occasion, acquise en 2005 pour 11 000 euros. A cette époque j’habitais et je travaillais en banlieue, et j’en avais plus que marre de la Super 5 NRJ que je me trainais depuis mes années étudiantes.
Par comparaison, un achat immobilier c’est entre 10 et 20 fois ce montant et ça représente environ une vingtaine d’années de crédit (!), c’est donc un événement très important dans une vie.
En parcourant les annonces en vue de l’achat de ma résidence principale je me suis aperçu que même avec un apport conséquent (plusieurs dizaines de milliers d’euros) et des revenus très corrects, il était difficile de trouver un bien de qualité dans Paris. Déja que payer cher pour avoir quelque chose de bien je suis pas forcément pour, alors même si en payant cher on n’a même pas quelque chose de bien je t’explique pas !
D’une part les prix ont déja baissé, d’autre part les taux d’intérêt vont remonter et cela va entrainer mécaniquement une baisse de l’immobilier, de plus quand on discute autour de soi on a quand même un sentiment de malaise, mon medecin généraliste qui a 39 ans et qui a déja revendu un appartement en empochant une belle plus value est actuellement locataire car avec une femme et deux enfants ils n’ont pas les moyens de s’acheter un 100m2 dans Paris !
J’ai discuté avec des investisseurs avisés (des gens qui ont la quarantaine et qui sont redevables de l’ISF depuis belle lurette, et tous disent que ce n’est pas le moment d’acheter.
Alors oui il y a un moment ou il faut passer à l’action tu as entièrement raison, maintenant vu le contexte actuel je pense que la plus grande prudence s’impose.
about 6 months ago
Je pense justement qu’il faut banaliser l’achat immobilier comme celui d’une voiture, et sortir du modèle “achat d’une vie”.
Ces 10 dernières années, j’ai plus souvent changé d’appart que de bagnole!!
Ca n’autorise pas à faire n’importe quoi pour autant. Et le gain se fait à l’achat, pas à la vente (surtout actuellement puisque les médias persistent à nous faire croire que les prix baissent…).
Je suis d’accord sur “l’anormalité” de la situation.
Sur salairemoyen.com (trouvé en googlisant, je ne sais pas ce que ça vaut en qualité de l’info…): le revenu 2007 d’un couple avec enfant est de 5613€/mois dans mon arrondissement (75004).
En considérant qu’il s’agisse du net, que le logement représente 33% des revenus et que le prix moyen actuel de l’arrondissement était de 8000€/m2 en 2007 (source ruedelimmobilier.com), ça permettrait à ce couple d’acheter sans apport sur 20 ans à 4%… 39m2 environ!!!! (alors qu’ils ont besoin d’un T3, ce qui représente 55 à 70m2).
Le corollaire de l’augmentation des prix (parce qu’on parle de l’immobilier mais on peut aussi mettre un tas de produits dans la balance, à commencer par l’alimentation) est donc aussi l’augmentation des revenus qui n’a pas suivi!?
Pour en revenir à ta notion de prix cher avec en plus un bien “imparfait”, j’ajouterai aussi la localisation.
Certes Paris intra-muros est petit, tout en ayant une densité qui se défend au vu de la faiblesse de constructions verticales (21000 hab/km2 vs 26000 pour Manhattan!).
Mais quel plaisir d’habiter dans certains coins (je pense aux quartiers très populaires comme La Goutte d’Or, la Villette, quasiment toutes les portes…etc) où pourtant les prix n’ont presque rien à envier à ceux du centre, ou tout du moins à ceux d’arrondissements “classiques” (XIV, XII, XX…etc).
Bref, la situation immobilière à Paris est un vrai problème.
C’est d’ailleurs entre autre pour ça que je pense de plus en plus à quitter la capitale. Ajoutons à ça l’absence totale de concept de “ville à vivre” ou ville tournée vers ses habitants (ville-musée mais pas seulement), l’attrait de la capitale est bien maigre…
about 4 months ago
Hélas, Paris est “cher”, mais aussi plein de ressources !
En province, exemple 3 pièces 62m2 RdC, cave + garage (box), état moyen, 72000 euros (non négocié).
dernière location à 400 euros + charges 150 euros !
Mais la Tour Eiffel est à 360 km !!!