Ne Prenez Pas Le Risque De Passer A Côté De Vos Rêves



Crédit photo: estarsid

J’ai une théorie.

Les gens ont tellement l’habitude de regarder la télé qu’ils en sont venus à penser que la gloire, le soleil et la belle vie c’était réservé à ceux qui se trouvent du bon côté de l’écran, eux étant condamnés à vivre une existence banale: supporter son chef pendant des années, se taper les départs en vacances tous les ans pour échapper à leur quotidien deux semaines, puis se taper les retours.

Tous les jours des gens partent travailler à la Défense au bureau en sentant bien que quelque chose cloche, que passer une heure aller et une heure retour dans un wagon à bestiaux c’est pas ce qu’on leur avait vendu quand ils étaient gamins et que quand on leur disait de bien travailler à l’école pour avoir un bon travail plus tard ils imaginaient autre chose que les couloirs bondés du RER à Chatelet-Les Halles et les plats cuisinés Marie le soir seuls devant la télé.

La peur

Dans toute l’histoire de l’humanité on n’a jamais eu autant accès à l’information, que ce soit la télé, les journaux ou Internet, on peut maintenant savoir en temps réel ce qui se passe à l’autre bout du monde. Nous vivons dans des sociétés ou règne l’opulence (la pauvreté existe toujours mais à ce que je sache plus personne ne meurt de faim), et pourtant les gens ont toujours autant peur,

mais peur de quoi au juste ?

Peur de l’inconnu, peur de manquer, peur de décevoir ses proches, peur de se décevoir soi-même.

Je vais vous confier un secret, moi aussi j’ai peur, tous les jours même: j’ai peur de me foirer, j’ai peur de décevoir ma famille, j’ai peur de faire les mauvais choix, j’ai peur de manquer un jour d’argent, j’ai peur de mourir seul.

 

Parfois je me demande si je ne suis pas en train de faire une erreur avec ce projet, que tout cela est une folie, ça me fait le même effet qu’un somnanbule qui se réveillerait tout d’un coup debout sur un fil tendu au-dessus du vide, une perche dans les mains et la foule en train de le regarder en contrebas !

Et puis je repense à toutes les raisons qui m’ont amené à faire ce choix, à tout ce que j’ai réussi dans ma vie, et je me sens déterminé à nouveau et rechargé à bloc.

Avoir peur c’est quelque chose de normal, il faut apprendre à vivre avec, par contre ce qui n’est pas normal c’est que cette peur nous empêche d’agir.

 

L’audace

Je vais vous avouer quelque chose, j’ai été très mal élevé dans ma vie.

Je vous rassure ce n’est pas la faute de ma mère, elle a fait tout comme il fallait pour m’élever seule 🙂

Non en fait ce serait plutôt la faute du destin: j’ai entrepris beaucoup de choses, je me suis pris des revers, et pourtant à l’arrivée je suis fier du parcours que j’ai eu et je sais que sans audace je n’aurais jamais pu accomplir tout cela.

Voyager sur les 5 continents, apprendre plusieurs langues étrangères, partir à l’aventure en Australie et y monter un business, il y a 10 ans je n’aurais même pas rêvé accomplir tout cela un jour, et puis j’ai pris un risque, puis un autre, et le destin a voulu que je rate certaines choses mais que j’en réussisse d’autres, et 10 ans après je réalise que ce que j’ai vécu dépasse mes rêves les plus fous.

Les risques

Bien sur si je me plante il me faudra trouver un job classique, et le monde corporate est tellement bien fait qu’il vous fait payer cher votre témérité, croyez-moi.

D’ingénieur j’ai pris le risque de passer commercial, je me suis fait virer au bout de 6 mois et ensuite je suis parti en Australie pendant deux ans, la-bas j’ai tout déchiré et pourtant lorsque je suis revenu une seule société m’a fait une proposition, et encore à un salaire d’embauche de débutant.

Si j’étais resté à mon poste d’ingénieur je n’aurais pas appris grand-chose pendant ces trois ans et je me serais ennuyé comme un rat mort mais pourtant j’aurais retrouvé un poste avec beaucoup plus de facilité, il semble qu’en France on n’aime pas trop les têtes qui dépassent..

Et alors ? Même si je galère un peu j’arriverai toujours à trouver un poste, et ensuite je pourrai en trouver un autre et ainsi de suite jusqu’à recoller au peloton, la bête est rancunière mais elle a la mémoire courte..
De cette aventure je garderai toujours des souvenirs incroyables et la fierté d’avoir tenté d’échapper au système, ça me redonnera parfois le sourire pour mes vieux jours.

 

Et si dans 10 ans je devais démarrer mon propre business, vous croyez pas que cette expérience m’aura apporté beaucoup de compétences et aussi la niaque de réussir ?

Si vous étudiez de près l’histoire des grands hommes vous serez surpris d’apprendre qu’ils ont rarement fait la carrière qu’ils avaient désiré au départ, est-ce que vous saviez que Serge Gainsbourg voulait devenir peintre et qu’il considérait la musique comme un art mineur ?

 

Lorsque j’étais commercial je travaillais dur pour rentrer dans des grands comptes (BNP, GMF), je me suis fait virer au bout de 6 mois et ça n’a pas été facile à encaisser et pourtant avec du recul je me suis rendu compte que ça m’avait endurci et par la suite beaucoup de choses m’ont paru très facile en comparaison.

Libérez-vous !

Vous avez peut-être peur pour votre carrière, mais je vais vous confier un secret: votre carrière tout le monde s’en fout !

Vos proches qui s’en foutent que vous soyez riches et qui préfèrent vous voir heureux, votre patron qui vous remplacera par un autre (plus jeune, moins cher) quand vous partirez, vos collègues qui vous remplaceront également dans leur coeur et puis qui partiront eux aussi à leur tour.

Au fait, vous n’y pensez peut-être pas souvent mais on va tous partir un jour, et là je ne parle pas de carrière mais bien de la mort, hé oui vous êtes sur cette terre pour une durée limitée, souriez vous êtes filmés !

Alors relativisez vos peurs, réfléchissez à ce que vous voulez faire de votre vie et trouvez un moyen de le faire car au final le seul risque que vous pouvez prendre c’est justement de ne pas prendre de risques !


Et vous, quels risques vous voulez prendre ?

Allez, lâchez-vous ! Ne prenez pas le risque de passer à côté de vos rêves 😉