5 techniques pour gérer le doute quand on est créateur d’entreprise

Lost in meditation


He was lost in meditation.
J’ai rédigé cet article dans ma chambre d’hôtel de Yopal un dimanche après-midi, en attendant que ma copine vienne me rejoindre pour aller déguster une salade de fruits à la mode colombienne.

Ça fait maintenant 11 mois que j’ai refusé un travail bien payé sur Paris pour développer un business autour de mon blog et continuer de voyager.

Lorsqu’on crée une activité on passe par des moments d’euphorie (comme lorsque j’ai gagné 5 000 euros grâce à l’affiliation le mois dernier), mais aussi par des moments de doute (comme en ce moment car j’ai du repousser de plusieurs mois un projet qui me tenait beaucoup à cœur – comprenez « qui aurait pu me faire gagner beaucoup d’argent »).

Comment gérer ces hauts et ces bas ? Comment conserver sa motivation et garder le cap ? Voici 5 techniques que j’utilise pour me maintenir à flots.

 

#5. Acceptez votre peur

Comme je l’expliquais l’année dernière, je suis convaincu qu’on ne peut pas éradiquer la peur, il faut seulement s’habituer à vivre avec.

J’ai beaucoup aimé cette phrase de Nial Doherty dans son excellent guide « Disrupting the Rabblement Manifesto » (merci à Yoann Romano de me l’avoir fait découvrir)

« D’abord vous avez peur de passer à l’action et ensuite vous passez à l’action. Pas le contraire ».

  • Il est tout à fait normal d’avoir peur, ce qui n’est pas normal c’est que cette peur vous empêche d’agir. Agissez.

 

#4. Faites le point sur votre situation

Ok j’ai eu une petite déconvenue, maintenant si je fais le bilan, depuis 11 mois:

  • mes revenus progressent régulièrement
  • le trafic progresse également sur mes blogs (j’arrive bientôt à 100 000 pages vues par mois)
  • mon réseau de sites se développe: Read Me I’m Famous, Web Entrepreneur Débutant, le forum Web Entrepreneur Débutant et depuis peu Bloguer.tv
  • je connais de plus en plus de monde, et je suis en contact avec des personnes de mon domaine d’activité qui gagnent très bien leur vie (c’est plutôt bon signe)
  • j’apprends énormément dans plusieurs domaines (notamment dans les domaines du marketing et de la vidéo).

J’ai même un entrepreneur qui a proposé de m’embaucher si jamais je cessais mon activité !

  • Dressez le bilan de tout ce que vous avez réalisé depuis un an ou depuis que vous avez commencé votre activité

#3. Prenez du recul

Je lisais récemment un article sur le professeur Dukan, vous savez celui qui a mis au point une méthode célèbre pour maigrir. Il a commencé à publier des livres au début des années 70 (il avait alors la trentaine), 40 ans plus tard il est à la tête d’un empire (plusieurs centaines de milliers d’exemplaires de son livre vendus, et actuellement il a 45 000 clients payant entre 35 et 120 euros par mois sur son site Internet – faites le calcul).

Les entreprises prospères ne se créent pas en 6 mois.

  • Donnez-vous 1 an, 2 ans, 5 ans même pour voir ce que donne votre activité, et ne lâchez pas avant

#2. Imaginez le pire

C’est une technique que j’ai souvent utilisée. Lorsque j’ai peur de quelque chose, j’imagine tout simplement que ça arrive, et ensuite j’analyse les conséquences. Par exemple, si mon business autour de mon blog ne décolle pas je n’aurais pas perdu beaucoup d’argent, et je pourrais toujours retrouver un travail.

En fait, avec les compétences que je suis en train d’acquérir dans le domaine du marketing sur Internet, je pense même que je pourrais vendre mes services comme consultant ou bien trouver un travail dans ce domaine. Et puis j’aurais également la satisfaction d’avoir tenté de vivre mon rêve.

Je sais aussi que cet échec me servira par la suite pour être encore plus expérimenté et encore plus performant, comme lorsque je me suis fait virer d’un travail de commercial en 2007 et que 8 mois plus tard je créais une activité commerciale en Australie qui a cartonné.

  • Envisagez le pire et imaginez les conséquences que ça aurait. Bien souvent ce n’est pas si terrible que ça.

#1. Et maintenant, imaginez le meilleur !

Et maintenant imaginez-vous dans 10 ou 15 ans, vous avez développé un business qui vous permet de gagner très confortablement votre vie. Le positionnement de sa société, sa renommée, le flux constant de visiteurs et de prospects qui rentre en contact avec votre enterprise vous met définitivement à l’abri d’un revers du destin.

Bref, comme on dit dans le jargon, « vous êtes arrivé ».

Imaginez encore, réfléchissez bien. Est-ce qu’il n’y a pas quelque chose qui vous manque ?

Cette adrénaline qui vous poussait lorsque vous avez démarré dans les affaires. Cette soif de réussite qui vous a permis de déplacer des montages. Cette époque où « un sou était un sou » et pendant laquelle vous avez vécu des moments difficiles, des périodes de doute, mais dont ce que vous retenez ce sont les moments de joie lorsque vous avez accompli telle ou telle réussite.

On est tellement focalisé sur l’avenir, sur sa réussite, que parfois on en arrive à oublier qu’on est en train de vivre les meilleures années de sa vie.

  • Vous êtes jeune, vous êtes vivant, alors profitez de chaque instant qui passe, des mauvais comme des bons. Retenez votre respiration, fermez les yeux, et sautez avec moi dans l’inconnu

Je vous donne rendez-vous de l’autre côté !

Et vous, quelles sont les techniques que vous utilisez pour garder le moral et chasser le doute de votre esprit ?

Aidez-moi à compléter mon « manuel de survie du jeune entrepreneur » !
Crédit Photo: skyseeker

 

 

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Pourquoi les créateurs d’entreprise doivent regarder Shark Tank ?

 


28 Comments

  • Jean-Philippe

    Reply Reply 05/03/2011

    Merci Aurélien ! Je crois que tu as tout dit. 😉

    La seule chose que je rajouterai et qui est comme un leitmotiv pour moi, c’est que nous n’avons qu’une seule vie. On n’a pas droit à plusieurs essais, celui que l’on vit maintenant est le seul. Après, c’est fini. Alors pourquoi hésiter à faire les choses qui nous tentent, qui nous font un peu peur ?

    Comme tu le dis si bien, sentons cette peur et… en avant ! 😀

  • Joël

    Reply Reply 05/03/2011

    Excellent article très motivant.

    Juste une petite réflexion sur « D’abord vous avez peur de passer à l’action et ensuite vous passez à l’action. Pas le contraire ».

    Pourtant, j’ai déjà eu des moments (de folie ;p) où j’ai dit OUI et j’ai foncé la tête dans le guidon jusqu’à un moment où le doute s’est installé et le doute engendre la peur.

    A ce moment-là, je me dis que ce n’est pas la peur qui me fera avancer, je continue donc par l’action jusqu’au moment où je me dis que ce n’était pas si grâve que ça.

    Dire oui et agir sans réfléchir aux « mauvais cotés » a le grand avantage de rendre une action explosive. Je préfères donc dire oui puis trouver un moyen que trouver le moyen avant de dire oui.

  • Charles

    Reply Reply 05/03/2011

    Si jamais tu échoues, tu aura tenté, et tu pourra réessayer. En fait la chose la plus importante c’est de prendre du recul et de regarder ce que l’on a à perdre.

    Ce n’est pas évident de se détacher de ses émotions, mais c’est vraiment la meilleure façon de réussir.

    Se confier à quelqu’un aussi, et trouver des mentors c’est quelque chose d’excellent.

  • Sébastien

    Reply Reply 05/03/2011

    Très bon article!!
    J’ai appréciez les deux points sur la peur et je suis entièrement d’accord avec toi:
    – La peur ne nous quittera jamais, que ce soit pour se laisser dans l’entrepreneuriat ou draguer une fille dans la rue. Ce n’est d’ailleurs pas plus mal; Une fois notre peur surmontée, on peut se dire: « ça y est, je l’ai fait » :).
    – Imaginer la pire situation qui peut nous arriver est une très bonne technique. Nous avons toujours peur de tout perdre à chaque décision; mais si on imagine une seconde ce qui pourrait nous arriver de pire, nous constatons que, de toute façon, nous avons les ressources nécessaires pour faire face à cette situation. Grâce à nos compétences ou à nos amis, nous pouvons toujours nous en sortir. L’autre point positif de cette méthode est de constater que, la plupart du temps, la pire situation que nous pouvions imaginer n’arrive ça :D.

  • rivsc

    Reply Reply 05/03/2011

    Et je conseille de lire le livre « Rework » de Jason Fried et David Heinemeier Hansson !

  • Joanne Tatham

    Reply Reply 05/03/2011

    Intéressant, cet article !

    Cela me rappelle une ancienne collègue de travail, qui a quitté l’entreprise pour réaliser son rêve et ouvrir une boutique de loisirs créatifs.

    Malheureusement, au bout de trois ans, elle a dû mettre la clé sous la porte et chercher un emploi dans son domaine d’activités initial.

    Eh bien même si ça n’a pas marché comme elle l’aurait voulu et qu’elle a fait quelque chose de très différent pendant trois ans, le fait d’avoir été entrepreneur a beaucoup plu en entretien d’embauche !

    Cette expérience lui aura rendu service d’une façon qu’elle n’aurait pas imaginé…

  • BSH

    Reply Reply 05/03/2011

    Perso je liste tous mes succès (même les plus petits) auxquels je suis arrivé alors que de prime abord je doutais et craignais l’échec, se dire qu’on y est déjà arrivé rassure beaucoup et le fait de savoir que c’est lorsque l’on s’éloigne de sa zone de confort que l’on se met à douter représente un défi excitant de repousser ses limites.

  • Rémy Bigot

    Reply Reply 05/03/2011

    Ton petit coup d’arrêt va te permettre de bien réfléchir et de repartir de plus belle, plus rien ne t’arrêtera maintenant !

    Nothing can stop you ^^

  • Jérôme

    Reply Reply 05/03/2011

    Bel article en effet.
    J’ai également pas mal de doutes en ce moment car j’arrive à un tournant super décisif dans ma vie : la fin des études.
    Dois-je trouver un CDI, un stage, un VIE ou créer mon entreprise.
    Je pense que je vais opter pour la plus risquée, la plus dure et la plus excitante, devenir entrepreneur.
    Du coup je parle de mon projet, des gens sont emballés, moi aussi donc, et j’ai le sentiment que je vais tout révolutionner.
    Mais d’autres au contraire vous font ré-atterrir sur Terre, et vous font comprendre que ça peut totalement échouer…
    Et la je me dis : « Mince c’est vrai, mais comme j’ai encore rien, j’ai donc rien à perdre » :-), du coup je fonce quand même, j’ai tout à gagner. Cela aurait été différent si j’avais une famille à nourrir. . .
    Du coup mieux vaut que je fasse maintenant que plus tard quand j’aurai pas mal de choses à perdre au final 😀

    • Aurélien

      Reply Reply 06/03/2011

      Effectivement, c’est plus facile de se lancer quand on est jeune car on n’a pas grand-chose à perdre. Par contre je te conseille de te lancer seulement si tu es vraiment convaincu par ton projet. Après mes études j’avais un projet de création d’entreprise que j’ai finalement abandonné, il m’a fallu attendre 4 ans pour avoir ma première opportunité. Il ne faut pas se lancer « pour se lancer », mais parce qu’on est réellement convaincu du potentiel économique du projet.

  • Johann

    Reply Reply 05/03/2011

    Très bel article, l’essentiel est dis, je crois que ce sont les 5 principaux point à avoir toujours en tête pour garder la motivation.
    L’idée est de toujours relativiser : et si ça ne marchait pas (on imagine le pire, c’est pas si terrible que ça…) et si ça marchait ? (on imagine le meilleur, et là on voit toutes les opportunités.)
    Je rajouterai qu’il est important de s’entourer de gens positifs, qui nous poussent vers le haut : entrepreneurs qui ont reussi, personnes ambitieuses, success story, tout ce qui peut nous inspirer et nous donner un coup de pouce dans les moments difficiles.
    Merci pour cet article !

  • Très chouette article !
    Comme les autres, je trouve le point sur la peur très intéressant.

    Pour ma part, j’ai toujours considéré un plan B. Même si j’ai rarement dû l’utiliser, cela m’a permis de mieux gérer les angoisses que l’on a lorsqu’on se lance.

    Pour ma part, j’ai une confiance démesurée en mes capacités d’adaptation et de gestion des problèmes lorsqu’ils arriveront. Et je fais tout pour continuer de faire grandir cette confiance. Car après tout, je suis toujours en vie, et plutôt heureux de ma situation ! 🙂
    Donc, mon conseil serait : Ayez une confiance démesurée en vous-même ! (… mais ne sautez pas de l’avion sans parachute, hein ! Faut pas être idiot non plus. 😉 ).

  • Jeff

    Reply Reply 06/03/2011

    Très bon article. Je trouve ton approche intéressante, d’imaginer le pire comme le meilleur. On a bien souvent trop tendance à ne voir que l’un… ou l’autre ^^

  • Cedric

    Reply Reply 06/03/2011

    Moi je ne m’inquiète pas pour toi, il ne faut pas oublier tous les progrès que tu as fait en 11 mois et d’où tu es parti!

    Cédric

  • Aurélien

    Reply Reply 06/03/2011

    Merci pour vos retours, et aussi pour votre soutien !

    De viens de passer 4 mois en Colombie et maintenant je peux aller voyager partout où je veux donc de toutes façons je continue l’aventure. Comme dirait le belge dans l’histoire de Coluche, « tant que je gagne je joue ».

    Et puis comme disent les américains, « no pain, no gain », je relirai cet article quand j’aurais réussi ça me rappellera les moments difficiles que j’aurai traversés !

  • Alban

    Reply Reply 07/03/2011

    Bon article Aurélien ! C’est normal d’avoir des doutes je pense, mais j’aime particulièrement ton dernier point : si on réussit, ensuite quoi ? Personnellement je n’ai aucune envie d’aller vers trop de tranquillité, et ça ne m’attire pas tellement de réussir pour arrêter ensuite. C’est plus sympa d’avoir toujours un challenge, et de s’amuser avec !

    Concernant la question « et si j’échoue? » de mon côté je ne me suis quasiment jamais posé cette question. Échouer ? C’est impossible d’échouer.
    Tu vas réussir, la seule question à se poser c’est pas si oui ou non, c’est plutôt « quand ». Donc en fait, c’est surtout le fait de se mettre une date limite qui fout la pression. Ca peut donner l’impression qu’on a râté alors qu’en réalité on s’est juste trompé sur l’estimation du temps qu’il faut pour y arriver.

    L’autre question c’est aussi, est-ce qu’on serait prêt à manger du riz en étant hébergé chez des potes pendant plusieurs mois au cas où tout se casse la gueule. Si on est prêt à aller jusque là alors c’est certain qu’il n’y a aucun problème, ça va forcément marcher ;), surtout avec des business models avec quasiment aucune dépense, c’est difficile de devenir endetté au point de devoir tout arrêter. Et puis les compétences acquises sont aussi une formidable assurance. Ce sont des investissements en soi-même qui nous permettent de relancer qqch qui marche assez rapidement s’il le faut 😉

  • Jean-Philippe

    Reply Reply 07/03/2011

    @Alban Bravo ! C’est excellent ce que tu soulèves. Ça mériterai même un article, non ? 😉

  • Julien

    Reply Reply 08/03/2011

    Merci Aurélien pour ce magnifique article !
    Un article motivant, un article vrai, et qui est d’autant plus percutant qu’il est écrit par quelqu’un qui à lui seul motive je suis certain tout un tas de personnes.
    Un modèle à suivre…

    Merci encore Aurélien !

  • Guillaume

    Reply Reply 08/03/2011

    Bon article !
    c’est vrai qu’il est important de faire régulièrement le point sur la situation afin de voir où on est et d’ajuter le cap vers l’objectif souhaité !
    Pour finir, une petite citation de Shakespeare, avec laquelle je suis sûr que vous serez d’accord 😉
    « Nos doutes sont des traîtres et nous privent de ce que nous pourrions souvent gagner de bon parce que nous avons peur d’essayer. » – Shakespeare

  • Bel article 😉 Les conseils sont bien utiles.

    « Imaginer le meilleur » est une technique que j’utilise souvent. Cela m’aide pas mal sur le coup pour trouver de la motivation.

  • Comme tu le dis si bien, c’est beaucoup plus facile de se lancer lorsqu’on est jeune est sans attache, encore plus lorsqu’on a une roue de secours avec la famille, si du jour au lendemain on n’a plus un sous et aucun logement.
    Les blogueurs possédant une famille et un travail qui rêve d’un avenir meilleur avec leur projet, doivent, comme moi, y aller doucement je pense. Ou alors, il faut avoir le projet du siècle, une boutique e-commerce ou je ne sais quoi encore.
    Mais pour le blogueur moyen qui n’a pas le temps de faire plus que des articles, il faut ultra bien gérer son projet et faire attention.
    Pour ma part, même si je rêve d’indépendance, je ne quitterais pas mon job à moins d’être sur de pouvoir subvenir à ma famille et pouvoir payer les dettes sans soucis.

  • Excellent article Aurélien ! Merci pour tous ces conseils qui me seront très utiles 😀

  • Pierre

    Reply Reply 12/03/2011

    Bon article!
    C’est bien d’imaginer les extrêmes, ça permet de rebondir et ne pas se laisser quand tout va bien ou le contraire, d’avoir envie de tout laisser tomber quand cela ne se passe comme prévu.

  • Fares

    Reply Reply 17/03/2011

    J’ai toujours pensé que plus on commence tôt, moins la chute sera importante en cas d’échec. A mon âge par exemple on commence petit à petit avec de faible investissement, on acquière ainsi de l’expérience et on grimpe de cette manière.
    Le blogging est tout nouveau pour moi et j’ai encore beaucoup à apprendre. Il ne faut pas lâcher l’affaire et y croire c’est le plus important !

  • Pour moi, le point le plus important pour gérer le doute est de rester focalisé sur son objectif et de se battre corps et âme pour l’atteindre.

  • Analivia

    Reply Reply 22/10/2012

    Moi ma technique c’est de lire des articles comme celui-là qui me montre que tous les gens qui réussissent ou sont sur la voie de leur réussite se posent les même questions avant d’y arriver mais qu’ils persévèrent!

  • Sara

    Reply Reply 28/02/2015

    Imaginez le pire :  »
    Envisagez le pire et imaginez les conséquences que ça aurait. Bien souvent ce n’est pas si terrible que ça.
     »

    Je suis pas d’accord on peut très bien envisagez et se voir être capable.
    Justement ça peut être vraiment juste ET TERRIBLE.
    Le but c’est pas de lâcher et de dire « c’est rien si je rate! » mais de savoir que l’on peut gérer !

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